HER, une satire de notre société ?

Dans ce blog ci-présent je ne vais pas m’amuser à vous narrer le film dans son ensemble comme des dizaines de sites le font très bien, non mon but est uniquement de vous apporter mon humble et propre point de vu ( assez philosophique je vous préviens ), ma critique en soi, sur ce grand film de Spike Jonze qui constitut à mon avis une importante œuvre cinématographique de notre siècle.

JOAQUIN PHOENIX as Theodore in the romantic drama “HER,” directed by Spike Jonze, a Warner Bros. Pictures release.

La vie d’un citoyen en 2025

En 2025 à Los Angeles, Theodore travaille pour un site web comme écrivain public, rédigeant des lettres manuscrites de toutes sortes – familiales, amoureuses, etc. – pour d’autres. Son épouse Catherine et lui ont rompu depuis bientôt un an mais il ne se décide pas à signer les papiers du divorce. Dans un état de dépression qui perdure, il installe un nouveau système d’exploitation OS1, auquel il donne une voix féminine. A partir de là débutera une réelle romance entre Théodore et … Son système d’exploitation !

L’action de Her se situe dans un Los Angeles d’un futur proche, les gratte-ciels y prolifèrent à perte de vue, les citoyens se déplacent en ville à l’aide de vortex d’une technologie avancée. Her ne projette toutefois pas un futur dystopique et anxiogène à la Blade Runner ou Cyberpunk mais plutôt une anticipation à peine exagérée de notre présent ( j’aimerais bien moi me déplacer dans des vortex futuristes dans à peine trois ans ), une société consumériste et confortable, pourtant rongée par les difficultés relationnelles, la mélancolie et la solitude.

Une romance irrecevable ?

Imaginez vous devoir annoncer à vos proche que vous êtes épris de votre système Google Home ou du fameux Siri ? Comment croyez vous que votre entourage réagira face à cette réalité pour le moins dérangeante. “Dérangeant” en effet voila le sentiment qui nous apparait de prime abord d’autant plus qu’ici il ne s’agit pas d’un robot humanoïde – comme on peut le voir dans le film Ghost in the Shell par exemple – mais bel et bien d’un système informatique dénué de corps physique, Her n’est qu’une entité, une voix et c’est tout ; pourtant une réelle romance nait entre ces deux “personnages” et nous même spectateurs finissons par être absorbé par cet amour impossible, bien que l’un des deux protagonistes soit invisible, on croit à cette romance entre un corps et une voix, on souhaite qu’elle dure, on est navré quand des différents se créent au sein de ce couple d’un nouveau genre. Une relation amoureuse est-elle envisageable entre un humain et un programme ? Un logiciel informatique sera-t-il un jour doué de sentiments ? Une relation charnelle-virtuelle accomplie est-elle possible ? Et nous voila assailli de tant de questions existentielles qui nous perturbent tant ce sujet nous est complètements inconnus ou trop “nouveau”.

Et alors, Her constitue t-elle une œuvre satirique ?

Et oui je dis trop “nouveau” car en vérité ne peut pas on y voir là une satire de notre société actuelle où l’être humain est depuis la plus tendre enfance plongé dans cet univers virtuel où arrivé un moment donné certains ne font même plus la différence entre réel et virtuel tant le virtuel est devenu une réalité pour eux. Notre même société où l’homme est de jour en jour toujours plus dépendant de ces appareils et de cette vie virtuelle qui finit par nous emprisonner dans le virtuel en ne prêtant plus attention au réel : on peut faire notamment le lien avec les réseaux sociaux où les gens ne vivent plus que pour leurs nombre d’abonnés et de likes par exemple et ainsi où leurs téléphones portables deviennent plus important que leurs propres amis ou proches. Ainsi cela crée divers problèmes sociaux, les gens ne se parlent plus physiquement ( ou peut on dire “réellement” ? ), ne sortent plus, voir en viennent même à se suicider lorsque leurs popularité baisse … Bref cela crée moult troubles sociaux chez de très nombreuses personnes et l’on voit apparaitre dans notre société de jours en jours toujours plus de cas de dépressions ou bien de problèmes plus graves comme cités précédemment. Et c’est exactement la société dépeinte dans la fable de Spike Jonze.

Arrivent maintenant dans l’équation les jeux vidéos : en effet les gens aujourd’hui étant tellement dégoutés de la vie réelle ils ont tendances pour certains à se réfugier, en quelques sorte, dans ces univers justement virtuels et toujours plus incroyables et “réalistes” ( intéressant n’est-ce pas ) et dans lesquels ils peuvent devenir ce qu’ils veulent, ils peuvent vivre les histoires qu’ils veulent, être les héros qu’ils ont toujours voulus devenir et leurs avatars vivent également des histoires d’amour qu’eux même ne vivrons jamais dans la réalité. Que faut il retenir de tout ça ? Et bien qu’après avoir gouté à toutes ces merveilles que nous offre le monde virtuel il est difficile de revenir à la triste et dure réalité. En prenant donc tout cela en considération il est normal qu’à un moment donné certaines personnes préfères vivres des histoires d’amour avec certains de ces êtres invisibles et dans leurs mondes fantaisistes plutôt que dans leurs triste et morne quotidien. C’est pourquoi je qualifie ce sujet de relation charnelle-virtuelle comme étant nouveau car aujourd’hui ce qui aurait été autrefois impensable devient de jour en jour une réalité porteuse de sens à moult niveaux.

Ces comportements sont malheureusement voués à empirer dans le futur et c’est d’ailleurs ce que nous pouvons observer dans Her dans ce futur où les gens sont toujours plus solitaires et les relations sociales toujours plus difficiles. Ainsi Theodore a trouvé un moyen de s’échapper de cette réalité quotidienne en nouant des liens avec Her, son programme informatique.

Casting et liens annexes

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