
- ROSYNE CLUB
“Le magasin essentiel”
“La street culture c’est l’art, la musique, le sport et la mode”
d’après Jamal.rosyneclub.five
De nos jours, on fait de plus en plus attention à notre style vestimentaire, car pour la plupart c’est à partir de là qu’est défini notre personnalité. Pour se démarquer, les gens se dirigent plus vers des boutiques de prêt à porter dans l’espoir de trouver des pièces rares qu’ils ne trouveraient pas auprès des grandes surfaces telles que Footlocker, Courir, Jdsports etc.
Le concept
Cette entreprise est une boutique de vêtements et de baskets appelée Rosyne Club. C’est une SAS c’est-à-dire que c’est une société par actions simplifiées. Elle est construite sur une prise de décision collective des associés, ils participent donc et votent lors d’une réunion générale. C’est lors de réunions générales qu’ils prendront un certain nombre de décisions. L’entreprise se compose d’un directeur Jamal, un gérant Rosario, son frère, un gestionnaire Jildas, le responsable du magasin qui est également le vendeur principal Habib, et enfin les sérigraphes Laurent et sa femme Sandrine.
Elle se situe donc dans une zone stratégique, ce qui veut dire qu’elle se trouve dans une rue à 5 minutes environ de la place de la Comédie, un lieu de passage obligé lorsqu’on passe à Montpellier, c’est une vaste place publique du centre-ville. A proximité de Rosyne Club on peut y trouver la gare de Montpellier Saint-Roch, ce qui permet un accès direct sans prendre le métro par exemple
Pourquoi avoir choisi cette entreprise ?
Je me suis rendu compte que ce magasin vendait des produits assez différents des autres, en matière de tissu par exemple ou encore du design. Il y a aussi certaines baskets qui sont des pièces que l’on ne trouve pas dans tous les magasins ce qui veut dire que certaines sont des personnalisations, d’autres sont des collaborations. J’ai trouvé cela assez intéressant et voulant un peu plus en savoir sur ces produits venant de plusieurs horizons, j’ai réalisé ma petite enquête.
Lorsque j’ai entrepris de demander au patron du magasin si je pouvais effectuer un stage là-bas il m’a répondu qu’il n’y avait aucun problème. Je trouvais cela mieux d’aller le rencontrer en personne plutôt que de le contacter par mail par exemple car il aurait été moins susceptible de me prendre et de plus, j’avais la possibilité d’aller le voir. Je lui ai fait savoir que j’étudiais les langues et que j’étais fort intéressée par le fait de connaître les moyens mis en œuvre pour obtenir autant de pièces rares (ce qui fait l’unicité du magasin) à vendre, car elles viennent d’endroits divers.
Voici quelques pièces de la collection WAX (originaires du Bénin)
Comment tout commence ?
Tout commence par une passion : la passion de ce qui appartient à la Street Culture.
Mais qu’est-ce que la Street Culture selon Jamal ? Tout d’abord c’est l’art, en citant des artistes comme Picasso ou encore Basquiat. Mais ça ne se limite pas seulement à cela. L’art c’est aussi la capacité à être inspiré par des artistes et proposer des nouveautés ou reproduire quelque chose de similaire mais certes avec quelques différences.
De plus, un outil indispensable à la Street Culture est la musique. La musique est toujours présente dans le magasin et ce depuis l’ouverture. Elle permet de faire partager d’autres genres musicaux aux clients et à n’importe quelle personne venant dans le magasin. Là-bas nous retrouvons souvent le même genre musical qui est celui d’Afro-pop. C’est le terme qui désigne la musique contemporaine de la pop africaine. Beaucoup de produits viennent d’Afrique, et c’est aussi une manière de montrer que l’Afrique détient une place importante au sein de Rosyne Club car grâce à la musique on s’imagine dans un environnement tropical. Le sport fait partie de la Street Culture.
La Street Culture en une image
Enfin, la mode fait partie intégrante de la Street Culture. La basket en général s’approprie à la mode naturellement. On ne peut pas mettre de baskets sans mettre tout ce qui va avec. Le rôle de ce magasin c’est aussi donner un coup de main aux gens et de faire en sorte qu’ils se sentent un peu mieux dans leur peau.
Pour ce qui est de la vente des produits, on base tout sur le goût et non sur les marges. Les associés travaillent davantage sur la qualité que la quantité, à l’inverse des grandes marques telles que Nike, Footlocker ou encore Courir. A Rosyne Club on propose des produits dont la demande est forte et que l’offre est toute petite. Comme ce sont des produits rares et de collections, il y a beaucoup moins d’entreprises prêtes à vendre des produits similaires. C’est pour cela que les articles sont chers. Comme on dit, tout ce qui est rare est cher.




L'équipe
En termes d’administration, le directeur Jamal, jongle entre ce magasin et le bar restaurant dont il est également directeur comme je l’ai dit plus haut. Le fait d’avoir à côté une autre entreprise l’oblige à être absent parfois, mais lorsqu’il est au Five (le bar restaurant en question) il fait beaucoup de connaissances. Ensuite, les choses se font très vite : on s’abonne au compte instagram du bar puis au gérant et celui-ci fait tous les jours la promotion de son magasin. Je suis convaincue à 100% que la fréquentation du magasin a augmenté énormément grâce à la publicité faite à son bar, et c’est une très bonne technique de vente.
De plus, ils n’ont pas beaucoup de fournisseurs, ils vont chercher les produits eux-mêmes, soit dans la France ou à l’étranger. Juste à côté du magasin se trouve « Prints » qui est une boutique qui se charge de floquer les vêtements « Rosyne Club » avec des motifs plus ou moins différents. Cette entreprise appartient à l’un des associés, Laurent.
Des risques qui en valent la peine
La mission de cette entreprise est de donner une nouvelle forme de vision à ses clients. Une nouvelle manière de voir la mode, ou plus précisément faire connaître un style inédit et accroître cette culture à travers le point de vue de Jamal, qui tient ses inspirations d’Afrique.
C’est la fonction principale qu’avait Jamal avant d’ouvrir ce magasin en tant que personal stylist. Il habillait les gens dans une démarche qui leur permettait de mieux se sentir.
Son intention est de faire partager depuis toujours l’amour des produits issus d’une culture à l ’époque incomprise et qui aujourd’hui prend le dessus sur la mode. Lorsqu’un client entre dans le magasin il remarque instantanément une certaine originalité de la part des produits. Donc il s’intéresse à leur provenance bizarrement cela plaît à pas mal de personnes car c’est justement cette différence qui fait la rareté du produit. On ne voit pas ces produits tous les jours et sur tout le monde. C’est pourquoi ils sont à un prix élevé. La veste Wax coûte 130€ et le pantalon 90€, donc effectivement ce n’est pas donné, mais la qualité est bien présente.
Peu de personnes ou pas du tout, ne prennent par le risque d’ouvrir ce genre de magasin avec des pièces venant tout droit de pays étrangers (en l’occurrence d’Afrique) car ils craignent que cela ne fonctionne pas car ce sont des produits assez colorés et qui peuvent ne pas plaire à tout le monde. Ou bien ils se disent que « ça ne rentre pas dans la norme » puisque ça vient de loin et personne n’est habitué à voir cela. Mais c’est le risque qui a été prit ici, et d’après moi ce n’est que le début d’une grande réussite. C’est un risque à prendre après tout mais on ne peut pas savoir sans avoir essayé.
Mon opinion sur Rosyne Club
En analysant cette entreprise, j’ai réalisé que pour certaines personnes, le monde de la basket est vraiment important car ils comptent sur cela pour thésauriser à la fin du mois. Souvent, les jeunes fans de sneakers sont inscrits sur le net, sur des forums pour acheter des paires pas très chères, et les revendre à Jamal. Celui-ci leur rajoute plus d’argent pour qu’ils aient une marge, et donc des bénéfices. Souvent ce sont des paires qu’on ne se trouve pas dans les magasins tels que Footlocker, ou Jdsport par exemple (au début elles sont disponibles que sur des forums, et elles sont à un prix correct, donc Jamal n’hésite pas à donner de l’argent à ces jeunes-là pour avoir de la qualité, en les achetant à des prix pas non plus très élevés). Ils ont souvent le même âge que moi et c’est pour avoir un peu d’argent de poche chaque mois environ.
Je trouve cela intelligent surtout que le secteur de la sneaker ne fait que croître. Et ce qui me choque c’est l’intérêt énorme que les personnes ont pour ces baskets. Surtout qu’une paire qui coûte déjà 100€ c’est presque démesuré mais ici nous parlons de paires à minimum 240€ donc on remarque que le monde d’aujourd’hui n’est plus le même qu’il y 50 ans en termes de prix des chaussures… Et certains clients n’ont pas hésité à le faire remarquer « lorsque j’avais votre âge les Jordan high étaient à 40€ et encore », il avait un fort accent espagnol et il n’en revenait pas quand il a vu les prix des sneakers.
Voici quelques précisions qui vous éclairerons
Horaires :
- Lundi 14h00 à 19h00
- Mardi 11h00 à 19h00
- Mercredi 11h00 à 19h00
- Jeudi 11h00 à 19h00
- Vendredi 11h00 à 19h00
- Samedi 11h00 à 19h00
- Dimanche 11h00 à 19h00
Informations utiles :
- Compte Instagram Officiel : rosyne.club
- Compte Instagram du créateur de la marque : jamal.rosyneclub.five


