LA TOUR LUMA

Une feuille d’aluminium au milieu du décor

Inauguré en juin 2021, la tour Luma imaginée par Frank Gehry s’impose au cœur du parc des Ateliers non loin du centre de la ville d’Arles. Il s’agit d’un complexe artistique et culturel réalisé par la Fondation LUMA de Maja Hoffmann sur le Parc des Ateliers. Cet ambitieux projet avait, lors de son annonce, eu un bon retour des arlésiens mais qu’en est-il vraiment ?

L’extérieur de la Tour

Mesurant 56 mètres de hauteur incluant 12 étages, la tour Luma est visible depuis les routes menant aux villes voisines. Ce bâtiment présente une façade torsadée en acier inoxydable. Ce matériau capte et restitue toutes les variations lumineuses du ciel, mais si l’architecte a fait ce choix afin de faire un clin d’œil à la touche picturale de Vincent Van Gogh, ce n’est pas ce que les gens ressentent ni comprennent. La plupart des arlésiens n’y voient qu’une tour emballé d’aluminium contrastant avec le cadre rural de cette ville. Cependant, il faut reconnaître que le dernier étage de cette tour offre une magnifique vue sur les Alpilles.

L’intérieur de la Tour

L’intérieur de la tour se compose de différents espaces publics et privés à usages multiples ; à savoir : une une salle d’exposition de 1000m², deux terrasses panoramique, deux salles d’exposition de 500 et 350 m², un café-restaurant, un auditorium de 150 places, des ateliers d’artistes, une bibliothèque, des espaces d’archives, des bureaux ainsi que des espaces dédiés à l’événementiel et des salles de séminaire. Nous pouvons également noté l’attraction principale de la tour qui n’est autre que son double toboggan qui attire irréfutablement les plus petits comme les plus grands.

La Grande Halle

La chaudronnerie de fer est rachetée par la région PACA au début des années 2000. Moatti & Rivière remportent le concours d’architectes lancé en 2005 et entreprennent l’ambitieuse réhabilitation de cette cathédrale industrielle dans le but d’en faire un centre culturel lié aux nouvelles technologies dans le domaine de la création multimédia, de l’image numérique et du virtuel.La métamorphose du bâtiment, terminée en 2007, comprend notamment le remplacement de la façade par une paroi de verre revêtue d’une claustra en résine d’acier de 52 tonnes, évocation du réseau ferroviaire et du travail ouvrier du fer. Un écran géant d’environ 3000m2 composé de 130 000 points lumineux est également installé sur un pan du toit.

Les forges

Les Forges sont rénovées en 2014 par Annabelle Selldorf dans le cadre de la transformation du Parc des Ateliers entreprise par LUMA Arles. Le bâtiment est divisé entre 2 930m² d’espaces intérieurs et une cour extérieure de 1 415m². Aujourd’hui, Les Forges accueille des espaces d’exposition répartie sur deux niveaux. Y ont été présentées des expositions des Rencontres de la photographie, ainsi que l’exposition Picture Industry : une histoire provisoire de l’image technique1844-2018 en 2018-2019.

Le Parc Paysager

Conçu par l’architecte de paysage Bas Smets, le parc paysager, possède un vaste espace de 4 hectares qui abrite 500 nouveaux arbres et un large étang. Cette nouvelle topographie permet de ramener de la verdure au sein de cet ancien site industriel du Parc des Ateliers qui était autrefois constitué d’une vaste plateforme en béton dépourvue de toute végétation. Pour y être allé plus d’un dizaine de fois, il est vrai que cet espace vert est très apaisant et permet de passer du bon temps en famille, entre amis ou bien seul. Très bien entretenu, il n’est pas rare de voir les enfants jouer dans l’herbe.

De quoi se restaurer

Ancienne cantine ouvrière du Parc des Ateliers, ce bâtiment renoue avec sa fonction d’origine et accueille Le Réfectoire, un des restaurants du parc. Bâtiment situé au Nord-Ouest du Parc des Ateliers et adjacent au portail historique, celui-ci était autrefois la cantine du site ferroviaire, ouverte aux agents midi et soir.

Le Drum Café accueille des chefs invités d’ici ou d’ailleurs proposant ainsi une quantité de plats variés. Cet endroit est un espace de création où les éléments se transforment pour créer une carte unique, qui évolue en fonction des ingrédients de saison et des inspirations des chefs en résidence. Pour y avoir mangé près d’une dizaine de fois au cours des deux années passées, je peux affirmer que la cuisine y est excellente et le service plus que satisfaisant.

Enfin, le Café du Parc propose une cuisine inspirée des spécialités italiennes. Vous pouvez vous installer dans la salle à manger ou sur la terrasse dont le sol en mosaïque a été créé par l’artiste Kerstin Brätsch. Je n’ai malheureusement pas encore eu l’occasion de m’y rendre mais je sais de sources sur que les plats y sont divinement bons.

Un résultat controversé

En conclusion, il s’agit là d’un complexe qui laisse les visiteurs perplexe ; certaines expositions sont incompréhensible, même si l’art reste subjectif. Nous pouvons apercevoir une sculpture rose, ressemblant à un mélange entre des intestins et un vieux chewing-gum, quelque chose que les gens ont beaucoup de mal à comprendre. Pour ma part, j’ai énormément de mal avec la tour principale malgré la grande affection que je porte au double toboggan. Je préfère cependant me reposer près du lac dans le parc. Toutefois, mon opinion est sans doute impacter par le fait que j’ai du subir les nombreuses années de travaux, habitant à environ 100 mètres du lieu touristique. De jour comme de nuit, le bruit incessant dû à la construction de la tour ainsi qu’à la rénovation des vieux bâtiments m’a profondément agacé.

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