Ma ville de coeur

 

Aujourd’hui je vais vous parler de ma ville, la ville de l’Isle-sur- la-Sorgue. Elle se situe dans le sud-est de la France, en Vaucluse dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Située à 80 km de Marseille et 23 km d’Avignon, elle est renommée pour ses antiquaires. Vous voulez y faire un tour ? On va d’abord faire un petit point historique, après je vous parlerai des principaux points et données touristiques et enfin je vous donnerai mon point de vue en tant qu’habitante de la ville. 

 

Vous êtes fan d'histoire ?

Si vous êtes fan d’histoire, vous allez avoir un coup de cœur pour la ville. Je vais donc commencer par faire un point historique de l’Isle-sur-la-Sorgue

Antiquité et Moyen Âge

L’Isle-sur-la-Sorgue a abrité pendant plusieurs siècles une des quatre « carrières » juives, c’est-à-dire les ghettos où l’administration papale obligeait les Juifs du Pape à habiter. Ces carrières ont été supprimées quand le Comtat Venaissin et Avignon ont été rattachés à la France en 1791.

Période moderne

La ville fut épargnée par les guerres de Religion. C’est ici que César de Bus fonda à la fin du xvie siècle les Doctrinaires. Pendant la Révolution française, la commune est rattachée aux Bouches-du-Rhône en avril 1792, avant la création du département de Vaucluse, en août 1793. Des arbres de la liberté sont plantés à la place aux Grains (de l’Église), rue de la Juiverie, au couvent des Cordeliers, devant celui des Minimes, et place aux Herbes (du marché). Début juillet 1793, les fédéralistes insurgés entrent dans la ville et poursuivent sur Avignon. Lorsque la ville est reprise par la légion des Allobroges du commandant Doppet le 23 juillet 1793, le bourg est pillé et incendié, mais aucun massacre n’est commis, les fédéralistes insurgés ayant fuit pendant l’assaut, avec la majorité des habitants. Les fédéralistes eurent 4 morts, les assaillants, 21 morts. L’incendie cause la destruction, notamment, de la synagogue, une des plus belles du département. Dans la répression qui se déclenche, les dénonciations vont bon train, et 1223 personnes sont incarcérées. Après enquête et jugement, onze furent guillotinées. En novembre 1794, le représentant en mission Maignet fait arrêter la municipalité Tiran, qui avait soutenu le jacobinisme depuis le début de la Révolution, mais qui relâcha un peu vite quelques fédéralistes, et qui profita des saisies et ventes de biens nationaux pour s’enrichir. C’est à L’Isle-de-Venise que fut arrêté Jourdan Coupe-Têtes à la même époque. Les différentes saisies de mobilier religieux permirent la fonte de 82 kg d’argent. Une partie des sommes récoltées fut utilisée au creusement d’un canal d’irrigation à partir de la Sorgue

Période contemporaine

Au cours de la Seconde Guerre mondiale en 1944, les alliés bombardent la ville. Le 22 août 1944 en début d’après-midi, des éléments du Maquis F.T.P.F Jean Robert abattent un officier allemand dans le quartier Malakoff. Immédiatement, les Allemands opèrent une rafle dans la population et arrêtent 9 otages. Le maire, Léon Reboul, entreprend une tractation et réussit à obtenir la libération de 5 de ses concitoyens en contrepartie d’objets de valeur, de denrées alimentaires et d’essence. Malgré tous les efforts du maire, Louis Bourgue, Georges Ferrieres, Marcel Manzi et Marius Monier sont fusillés à 18 h 30 dans la cour du lycée Benoît.

Ce qui vous intéresse, c'est les musées ?

J’ai ce qu’il vous faut ! La ville de l’Isle-sur-la-Sorgue dispose de plusieurs musées qui je vais vous présenter : 

La Filaventure

Découvrez le musée sensoriel des fibres nobles de la Manufacture textiles Brun de Vian Tiran. Dans un lieu exceptionnel, aux portes du Parc Régional du Luberon, venez découvrir les 15 étapes de la fabrication d’une étoffe dans un Musée Sensoriel à l’Isle-sur-la-Sorgue. Après plus de deux siècles, Pierre et Jean-Louis Brun, respectivement 7ème et 8ème générations de cette entreprise familiale, vous proposent de partager leur passion pour les plus belles laines du monde et pour le métier de manufacturier. Dans une aile de la manufacture, le bâtiment présente 460 m² sur deux niveaux qui vous permettront de vous immerger dans l’univers d’une manufacture unique, témoin de l’activité textile qui est à l’origine de la ville de l’Isle-sur-la-Sorgue.

Au rez-de-chaussée, accédez à la Boutique de la Manufacture et découvrez les étoffes dans trois univers : la mode, la nuit et la décoration. Par la suite, à l’étage, assistez à la transformation de la fibre en l’étoffe lors d’un parcours immersif et interactif d’1h30 : le marché aux laines, le cinéma de fils Mohair, le labyrinthe de la fabrication et le laboratoire de l’innovation et du design. Les plus jeunes peuvent mener une enquête guidée par Edgar le petit mouton. Une expérience au coeur des plus belles laines du monde à vivre seul, entre amis ou en famille.

 
Plongez dans un véritable espace vivant dédié à l’exposition de sculptures contemporaines. Ouvert uniquement de mai à octobre. 
À l’origine de la Fondation Villa Datris, il y a eu en premier lieu cet attrait irrésistible pour le Sud, la Provence, et tout spécialement L’Isle-sur-la-Sorgue et le Luberon, où Danièle Kapel-Marcovici et Tristan Fourtine vont passionnément rechercher un ancrage et une évasion. Simultanément, il y avait déjà chez eux depuis longtemps une attraction tout aussi puissante pour l’art, et en particulier pour l’abstraction et la sculpture sous toutes ses formes.
L’idée de faire découvrir la sculpture contemporaine à travers des expositions destinées au public commence alors à faire son chemin… En 2010, la visite d’une grande demeure provençale fin XIXème, en bord de Sorgue, lieu providentiel, est l’élément qui permet au projet de prendre corps : la Villa Datris est née. Elle tire son nom de l’alliance des prénoms de Danièle et Tristan, scellant cet exaltant projet artistique mené à deux, soutenu par un cercle d’amis.
En 2011, la Villa Datris ouvre ses portes au public, sous la forme d’un centre d’art privé qui a pour originalité et pour vocation de promouvoir la sculpture contemporaine à travers la présentation d’une exposition annuelle thématique.
D’emblée, la sculpture s’est imposée comme une évidence pour Danièle Kapel-Marcovici et Tristan Fourtine – qui était architecte. Tous deux ont choisi la sculpture qui les a toujours captivés par son volume, son occupation de l’espace, la volupté du toucher ou la multitude des facettes de l’œuvre qui apparaissent à chaque déplacement du regard.
Tristan Fourtine nous a quitté le 3 janvier 2013. Il s’est impliqué jusqu’au bout avec passion dans cette aventure partagée autour de la sculpture contemporaine sous toutes ses formes, à travers la création d’artistes émergents ou déjà reconnus sur le plan international. Son œil d’architecte et son extrême sensibilité lui donnaient une acuité particulièrement fine de la création actuelle et de la sculpture en particulier.
 
 
Visitez ce musée qui accueille des artistes de renommée et valorise l’art sous toutes ses formes : sculpture, photographie, peinture. 
Campredon Centre d’art organise depuis 28 ans des expositions d’art moderne et contemporain dans un bel hôtel particulier du XVIIIème. De nombreuses animations pédagogiques sont proposées autour des expositions : visite guidée, visite découverte pour les scolaires, atelier jeune public, atelier de photographie, conférence, concert…

Une envie de ballade ?

Si vous n’êtes pas des adeptes d’histoire vous êtes peut-être une personne qui souhaite venir visiter l’Isle-sur-la-Sorgue ? Alors je vais vous donner quelques endroits que vous devriez visiter si vous êtes de passage par la ville.

 

La source de la Sorgue

La source de la Sorgue à Fontaine de Vaucluse est la première exsurgence de France par son débit d’eau écoulé. Le Sorgomètre posé dans le gouffre, mesure le niveau de l’eau.

Située au cœur des Monts de Vaucluse et du Pays des Sorgues, la plus belle rivière du département, la Sorgue, prend sa source à Fontaine-de-Vaucluse. Elle jaillit au pied d’une falaise abrupte de 240 mètres, au creux d’une vallée close, “Vallis Clausa” en latin, qui a donné son nom en 1793 au département de Vaucluse.

La source elle-même, située à 80 mètres au dessus du niveau de la mer, est la 1ère de France et l’une des plus importantes au monde, avec un écoulement total de 630 millions de m³ par an.

La source de la Sorgue est l’émergence d’un immense réseau souterrain. Les eaux qui jaillissent proviennent de l’infiltration des eaux de pluie et de la fonte des neiges du sud du Mont Ventoux, des Monts de Vaucluse, du plateau d’Albion et de la Montagne de Lure qui représentent un « impluvium » de plus de 1 240 km² et dont l’unique issue, est la Fontaine-de-Vaucluse.

La capitale des chineurs 

Forte de 300 antiquaires regroupés en divers sites (comme l’Ile aux Brocantes ou le Village des Antiquaires de la Gare), L’Isle-sur-la-Sorgue attire des chineurs venus du monde entier à la recherche de pièces rares ou de bibelots inédits. Les grandes Foires de Pâques et du 15 août (cette dernière est désormais décalée à l’automne à partir de 2021) réunissent plus de cinq cents exposants et attirent des milliers de visiteurs qui se pressent le long des quais et dans les boutiques. 

Les célèbres roues à aube de l’Isle-sur-la-sorgue

L’Isle-sur-la-Sorgue est réputée pour ses roues à aubes depuis une époque très lointaine. Les eaux de la Sorgue fournissaient la force motrice nécessaire à l’artisanat et à l’industrie de l’Isle. 

La ville compta quelques 70 roues installées sur ses canaux. Dès le XIIe siècle, des moulins sont signalés dans les textes, pour moudre les grains de blé sans doute; mais déjà au siècle suivant est attestée l’industrie drapière, à la fin de l’époque pontificale les moulins à papier, puis la soie. L’abondance de l’eau avait aussi conduit à la présence de teintureries.

Au XIIIe siècle, les draps dits de l’Isle sont très appréciés. Ce sont les draps utilisés pour recouvrir les lits ce qui équivalent à nos actuelles couvertures. La dernière manufacture familiale (Brun de Vian Tiran) depuis 1808, perpétue encore à l’Isle la fabrication de la laine.

La quinzaine de roues qui subsistent aujourd’hui à l’Isle témoignent mal des soixante-dix roues qu’on dénombrait au XIXe siècle et de l’intense activité qui y régnait alors. L’Isle était le principal centre lainier du département à cette époque. Les roues servaient aussi à alimenter les besoins en eau et à arroser les jardins. Elles continuent cependant à scander la mesure du temps et à faire le lien entre la modernité et les valeurs ancestrales.

Le sentier d’interprétation du Partage des Eaux 

Au départ du centre-ville, baladez-vous le long de la Sorgue pour atteindre 1,5 km plus tard le Partage des Eaux. La Sorgue se partage en deux en amont de L’Isle-sur-la-Sorgue au niveau du Partage des Eaux pour donner naissance à la Sorgue de Velleron et la Sorgue de L’Isle. Ces deux bras de la Sorgue se subdivisent en aval en plusieurs dizaines de bras de Sorgue, aux noms différents : Sorgue de Monclar, Sorgue du Pont de la Sable, Sorgue du Travers, Sorgue du Moulin-Joseph, Sorgue de la Faible, Sorgue des Moulins…

C’est un endroit agréable pour pique-niquer au bord de l’eau, se reposer, observer les canards ou encore lire un livre…
 
La Collégiale Notre-Dame-des-Anges 
La Collégiale Notre-Dame-des-Anges de style baroque se dresse au cœur de la ville, elle est classée aux Monuments Historiques. Laissez-vous émerveiller par ses magnifiques décors et ses 222 anges.
La Collégiale Notre-Dame-des-Anges de L’Isle-sur-la-Sorgue constitue un monument exceptionnel par la richesse de sa décoration intérieure. Elle est un témoin majeur du baroque dans le Midi de la France.
Un monument extraordinaire dont la façade sévère, ne permet pas d’imaginer la richesse du décor intérieur : grandes toiles des meilleurs peintres, statues, décors muraux, boiseries sculptées, un retable exceptionnel de quinze mètres de haut habillant tout le chœur et deux cent vingt-deux figures d’anges pour accompagner Marie au ciel.
L’orgue de Mentasti construit au XVe siècle est inventorié aux Monuments Historiques.
 

Mon avis en tant qu'habitante

Comme vous l’aurez compris tout au long de ce blog, j’habite l’Isle-sur-la-Sorgue plus communément appelé L’Isle-sur-Sorgue et ce depuis ma naissance. Personnellement c’est une ville que je trouve magnifique et c’est la raison pour laquelle j’ai décidé de vous en parler dans ce blog. Cependant, lorsque vous habitez la ville, vous ne vous rendez finalement plus compte de sa beauté car vous y êtes habitué et malheureusement elle peut devenir ennuyante car lorsque vous avez visité les principaux monuments de la ville, elle manque un peu d’animation. Malgré tout, il y fait bon vivre et on y trouve de très beaux paysages. N’hésitez pas a venir visiter cette ville et faites vous votre propre avis et découvrez tout les point que j’ai mentionnés dessus !

Par DAVID Carla LEA2, UAPV 2202133