"Il est au sein des bois un charme solitaire, un pur ravissement aux confins du désert, et de douces présences où nul ne s'aventure au bord de l'océan qui gronde et qui murmure sans cesser d'aimer l'homme, j'adore la Nature"
Le paysage idyllique du parc national de Yellowstone
Lors de mes voyages aux Etats-Unis, j’ai d’abord visité les principales métropoles (New-York, Los Angeles, Las Vegas).
Ces villes sont un passage indispensable pour se rendre compte de la démesure et la diversité Américaine, tant par la densité de la population que par l’extravagance de l’architecture (bâtiments immenses, lumières tape à l’oeil et villas luxueuses).
Ce n’est cependant qu’une partie du pays, les USA possèdent également une faune et une flore uniques au monde ainsi que des paysages à couper le souffle.
Ce sont ces endroits préservés que j’ai donc découvert et qui m’ont marqué, comme le grand Canyon, Death Valley ou Moab.
C’est donc tout naturellement que j’ai choisi un lieu tout autant impressionnant pour cet article :
Il s’agit du parc national de Yellowstone, que j’ai eu la chance de visiter en 2019, à 20 ans, et qui m’a époustouflé par son immensité et son dépaysement.
Crée en 1872, ce parc fait parti du patrimoine mondial de l’UNESCO et est célèbre dans le monde entier pour ses paysages extraordinaires, son climat hétérogène, doux et agréable l’été rendant sa visite accessible aux familles avec enfants.
"Lors de mes voyages aux Etats-Unis, j'ai d'abord visité les principales métropoles (New-York, Los Angeles, Las Vegas).
Ces villes sont un passage indispensable pour se rendre compte de la démesure et la diversité Américaine, tant par la densité de la population que par l'extravagance de l'architecture (bâtiments immenses, lumières tape à l'oeil et villas luxueuses).
Ce n'est cependant qu'une partie du pays, les USA possèdent également une faune et une flore uniques au monde ainsi que des paysages à couper le souffle.
Ce sont ces endroits préservés que j'ai donc découvert et qui m'ont marqué, comme le grand Canyon, Death Valley ou Moab.
C'est donc tout naturellement que j'ai choisi un lieu tout autant impressionnant pour cet article :
Il s'agit du parc national de Yellowstone, que j'ai eu la chance de visiter en 2019, à 20 ans, et qui m'a époustouflé par son immensité et son dépaysement.
Crée en 1872, ce parc fait parti du patrimoine mondial de l'UNESCO et est célèbre dans le monde entier pour ses paysages extraordinaires, son climat hétérogène, doux et agréable l'été rendant sa visite accessible aux familles avec enfants."
Bien qu’il soit assez loin et isolé des grandes villes (la plus importante et la plus proche étant Salt Lake city située à 6 heures de voiture) le parc est entouré d’innombrables villes aux alentours disposant de toutes les commodités.
De plus, de par sa taille importante (environ 9 000 km2),le parc dispose d’une superficie supérieure à la corse, sa visite doit donc s’effectuer en plusieurs jours.
En effet, il est si grand qu’il s’étend sur trois états : le Wyoming, l’Idaho et le Montana.
Il fait partie des cinq parcs les plus visités aux USA avec plus de 4 millions de visiteurs par an.
Malgré sa popularité, j’ai trouvé le parc vraiment propre, aucun déchet par terre et le silence impressionnant de la nature n’est pas dérangé par les touristes, qui sont nombreux certes, mais ne gênent en rien la visite.
Grâce aux rangers qui veillent sur lui, écologie et sécurité sont liés, leur présence est rassurante et leurs tâches sont multiples : protéger l’environnement, sécuriser les visiteurs des animaux sauvages, les aider s’ils se perdent et bien sûr facturer chaque entrée ; le prix est d’environ 30 $ par voiture, cependant, à ce moment, je possédais un passe annuel permettant l’accès à plusieurs parcs nationaux à un tarif plus avantageux.
J’ai pu visiter librement le parc, donc sans guide, ce qui m’a permis de m’arrêter lorsque je le souhaitais afin de manger, prendre des photos ou me reposer.
Une fois entré dans le parc par le sud, le paysage s’étendait à perte de vue, l’endroit semblait être resté figé dans le temps, à l’abri de toute dégradation et protégé de la folie des hommes.
Le calme et le silence donnaient un sentiment paradoxal par rapport aux grandes villes présentes dans ce pays.
Après quelques heures de route, un panneau annonçait l’attraction principale du parc de Yellowstone : ses geysers.
Le parc en compte près de 300. La caldeira (phénomène géologique) de Yellowstone est l’activité volcanique la plus importante des USA.
La chaleur et l’odeur de souffre combinés à la vue impressionnante sont un spectacle pour tous nos sens. Le soleil tapant sur la roche volcanique forme des paysages semblants venir d’une autre planète. Ce spectacle m’a beaucoup touché et je considère cet endroit comme l’un des plus beaux au monde.
Je pouvais deviner que je n’étais pas le seul à être impressionné, de nombreux touristes attendaient avec impatience les explosions importantes des geysers, et notamment celles du Old Faithful
Ce dernier projette de l’eau de manière plus ou moins régulière, ce qui incite les touristes (dont je faisais parti) à observer et attendre plusieurs minutes afin d’assister au déchainement des éléments.
J’ai beaucoup aimé cette partie du parc, mais après avoir vu quelques uns des volcans les plus importants, j’ai continué ma route dans la forêt.
Un des objectifs que j’avais en tête était de rencontrer un ours.
Afin d’arriver à Yellowstone, J’avais du parcourir près de 2 000 kilomètres et ce n’était que le début du voyage, pour parcourir les Etats-Unis, mieux vaut ne pas avoir peur de longues heures de route en voiture.
La faune et la flore (forêt vaste, pins) sont très diversifiées dans le parc : bisons, loups, coyotes, wapiti et surtout: des ours.
Cependant ce n’est qu’à la sortie du parc, après une centaine de kilomètres, que j’en apercevrai un, traversant la route en un clin d’oeil.
J’ai été émerveillé par le grand nombre d’animaux présents dans le parc, on ne pouvait pas s’en approcher pour des raisons de sécurité.
Les bisons, omniprésents dans le parc, représentent la force et la liberté, mais il faut savoir qu’il s’agit d’un animal sacré pour les amérindiens et qu’il est présent sur le drapeau du Wyoming .
Ces animaux, visibles en France dans de rares parcs animaliers, circulent ici librement et sont protégés. J’ai pu assister à des scènes uniques comme une route bloquée par un bison ou un autre attaquant une voiture.
Ils participent à la magie du lieu et m’ont offert de belles images ainsi que des souvenirs, leur présence m’a impressionné car la cohabitation se déroulait très bien et l’on se sentait en sécurité grâce aux nombreux parc rangers. Je pense qu’il est important de les préserver, les respecter, ne pas les nourrir (ceci étant d’ailleurs interdit) afin de sauvegarder l’espèce.
Pour moi, le travail des rangers est primordial, il est de leur responsabilité de prendre soin du lieu, des animaux et des touristes, ceci explique pourquoi ils sont si respectés dans ce pays.
Une certaine distance de sécurité est tout de même demandée, afin d’éviter les débordements et les confrontations avec les bêtes, j’ai pu m’approcher à environ 20 mètres. A cette distance, leur taille est impressionnante mais ils sont tellement habitués à l’Homme, que notre présence ne les dérange pas si l’on ne les effraie pas.
Une autre facette du parc : ses sublimes cascades.
Afin d’arriver aux chutes d’eau, il fallait suivre un petit sentier dans les bois et en montée, heureusement, des marches ont été ajoutées afin d’aider les promeneurs pendant l’ascension périlleuse. Les touristes se suivent les uns les autres pendant près d’une heure dans une pénombre confortable.
L’effort en valait la peine, une vue impressionnante sur un magnifique canyon déchainé m’attendait, un vide de trente mètres était sous mes pieds, me donnant instantanément le vertige.
Bien heureusement, l’immensité du paysage me fit oublier le malaise causé par le vide tout près et un sentiment profond de bien être s’empara de moi.
Ces nombreux canyons sont des fossiles vivants qui ont fait naitre en moi une fascination pour l’histoire de ces lieux et une certaine préoccupation pour l’environnement en général. Ils permettent de s’imaginer des centaines d’années en arrière et se retrouver entouré d’indiens et de cow-boys.
Ce type de voyages est très important pour moi, il permet de se rendre compte à quel point l’humain est faible et insignifiant face à la terre.
J’ai beaucoup apprécié parler avec les rangers sur les animaux rencontrés, m’émerveiller avec les autres touristes et découvrir des paysages hors du commun.
Mon goût pour ces paysages sortant tout droit d’un Western provient de mes parents qui m’ont fait découvrir ce pays alors que j’étais encore enfant et m’ont forgé un grand intérêt pour la culture américaine.
Le trajet pour quitter le parc était assez long, j’ai fait quelques pauses afin de profiter du spectacle une dernière fois, prendre quelques photos, contempler le paysage et me préparer au retour dans la civilisation. La nostalgie s’emparait de moi au fur et à mesure que la sortie approchait.
Après de nombreux kilomètres sur une route monotone jonchée d’arbres à perte de vue, la cabane des rangers était proche et de nombreuses personnes attendaient leur tour.
Le seul bémol de ces parcs naturels géants est la longue queue qu’il faut faire pour entrer ou sortir du parc, si par chance il n’y a pas de travaux.
Cependant ce souci est vite oublié lorsque l’on se rend compte du cadre naturel. Yellowstone est l’endroit idéal pour se ressourcer après avoir visité de grandes villes (alors qu’il est quasiment situé en plein coeur du pays) pour moi il est très important de le visiter et en résumé, j’ai autant apprécié cet endroit que des lieux que j’avais précédemment visité comme la route 66, Key West ou Death Valley.
Une fois sorti du parc, un lac immense longeait la route, sa température ne dépassait pas les 15 degrés en été.
Après plusieurs centaines de kilomètres j’arrivais à Cody et, au bord de la route, j’ai eu la chance de pouvoir enfin rencontrer l’ours dont je parlais. La visite du parc se terminait parfaitement.
L’hôtel était un chalet niché dans les hauteurs, rénové et tout près des montagnes et autres canyons. Le paysage était fabuleux et l’hôte proposait d’excellents repas.
Bientôt je me dirigerais vers Cheyenne, située en plein dans les rocheuses, ville typique américaine mélangeant à la fois la modernité avec ses commerces et l’architecture type Far-West des bâtiments et ses rodéos.
Enfin, j’irai à Denver pour prendre l’avion et retourner en France, retrouver, avec mélancolie, la vie à Avignon
