READY PLAYER ONE:

un film de référence ou bien plus?

Lorsque le créateur d’un système de jeu vidéo populaire meurt, un concours virtuel est créé pour rivaliser pour sa fortune.

Ready Player One est un film de science-fiction et d’aventure américain produit et réalisé par Steven Spielberg, sorti en 2018. Il est écrit par Zak Penn et Ernest Cline, et basé sur le roman “Ready Player One” de Cline en 2011. Le film met en vedette Tye Sheridan, Olivia Cooke, Ben Mendelsohn, Lena Waithe, T.J. Miller, Simon Pegg et Mark Rylance.

QUAND UN JEU à des véritables enjeux

Etant un grand fan de jeux vidéos, la prémisse de ce film m’a immédiatement conquis quand le trailer est sorti. Un film centré sur les jeux vidéos, spécifiquement la réalité virtuelle, situé dans un monde pseudo-dystopique semblait pour moi le meilleur mélange possible pour créer un blockbuster unique dans son genre. Mais Ready Player One a-t-il vraiment répondu aux attentes?

La beauté des jeux vidéos

Le premier aspect qui m’a donné envie de continuer le film est le fait qu’il a respecté le monde du jeux vidéo et sa communité. La plupart du temps, on entend beaucoup d’adultes qui antagonisent les jeux vidéos en les accusant de “corrompre les jeunes”, “d’inciter la violence”, et tout autres critiques qui pour la plupart du temps, n’ont aucune réelle preuve concrète. Ici, le monde de la réalité virtuelle “OASIS” est ironiquement le seul refuge d’une société effondrée, là où chacun peut être soi-même sans se soucier du monde réel. C’est un testament du monde des jeux vidéos, car ces derniers n’ont jamais été crée pour la violence, mais ont été initialement conçus par des passionnés qui veulent partager une partie d’eux. OASIS est un lieu de rencontre et d’échange sans jugement, et montre que l’être humain est solidaire quand il est libre des problèmes de la société.

Un monde remis en question

J’ai aussi aimé la critique subtile du capitalisme, et les conséquences d’un monde où le capitalisme emporte sur tout, malgré que dans son ensemble, le film est une histoire de quête de héros standard. En effet, Ready Player One décrit la lutte pour le contrôle du monde virtuel, OASIS, après la mort de son créateur. La bataille est entre les utilisateurs qui cherchent à établir une utopie libertaire et IOI, la grande entreprise, qui veut établir un ordre élitiste. Alors que certaines entreprises fournissent des biens positifs, ont des dirigeants charismatiques et travaillent à améliorer le bonheur de l’humanité, d’autres sont présentées négativement: avide de pouvoir et désespérée d’utiliser les innovations à des fins malicieux.

Les personnages sont, malgré leur simplicité, à la fois sympathiques et aimables, que ce soit sous forme d’avatar ou dans un bidonville réel dans un futur dystopique des États-Unis.

Un message qui reflète la vrai vie

Enfin, j’ai apprécié le message principal véhiculé dans le film: encourager le public à reconnaître l’importance du monde réel par rapport au monde numérique. Alors qu’il peut être agréable d’échapper à la réalité de temps en temps, il peut vous faire perdre le contact avec qui vous êtes vraiment. Wade en est un parfait exemple; il vit une vie misérable et l’Oasis est sa seule source de bonheur, mais à mesure que le film progresse, il apprend à chérir ses amis de la vie réelle et décide finalement de limiter l’utilisation d’Oasis à deux fois par semaine afin que les gens puissent se concentrer sur leur vie réelle.

Une lettre d’amour à la culture pop

Mélange d’aventure, de fiction dystopique, de science-fiction, d’histoire de passage à l’âge adulte et d’épopée héroïque, Ready Player One rend hommage à la culture populaire des années 1970 et 1980 comme dans le livre, mais s’étend aussi aux années 1990, 2000 et 2010. De Star Wars à Sonic the Hedgehog, il y aura forcément une référence pour chaque personne. Je pourrais faire une liste de toutes les références faites dans le film, mais ça mériterait un article tout entier. Une référence que j’ai particulièrement aimé est celui de GUNDAM, où Daito, l’allié de Wade, se transforme en robot Gundam, l’impulse piloté par Shinn Asuka de la série Gundam Seed Destiny appelé pendant une bataille royale. Bref, pour ceux qui veulent tout simplement se perdre dans la nostalgie, Ready Player One est une des “madeleines de Proust” du cinéma, un océan de références cultes.

UN FILM qui a du potentiel

Un film qui a excellé son genre

Le film a très clairement réussi son but: créer un film populaire et aimé par le publique ciblé tout en les rendant nostalgique. D’un côté, les spectateurs casuels y trouveront 2h30 d’action palpitante qui raconte une belle histoire avec une bonne morale à la fin, typique d’un blockbuster hollywoodien de nos jours. De l’autre côté, les enthousiastes de la pop culture s’immergeront dans un monde qui leur est familier. Les visuels sont époustouflants et les effets spéciaux sont bien faits.

Une complexité pas assez exploité

Cela étant dit, Ready Player One pour moi reste un film qui a un vrai potentiel, mais qui ne l’a pas assez exploité à mon goût. Mais on ne peut pas vraiment blâmer le film pour ça, le format en lui-même met une limite de temps, et Spielberg ne peut pas cramer 374 pages de contenu en 2h30. Créer un film dystopique demande une bonne description et développement du monde, ce que j’ai l’impression le film à largement manqué. Les personnages et l’histoire sont divertissants, mais n’offrent pas assez aux enthousiastes de cinéma une profondeur qui mérite d’être analysé, ce qui est dommage car comme je l’ai dit précédemment, il y a beaucoup à dire sur le thème subtil du capitalisme et ses fléaux.

Mais au final, le film dans son ensemble mérite d’être vu. Si il y a des aspects qui laissent à désirer, Spielberg à réalisé une œuvre visuellement magnifique et une histoire assez captivante qui donne envie de rester jusqu’à la fin du film.

BIENVENU EN 2045

En 2045, en raison de divers événements géopolitiques, de nombreuses villes de la Terre sont devenues des bidonvilles; ses habitants s’évadent régulièrement dans l’univers de réalité virtuelle appelé OASIS. Son cofondateur, le défunt James “Anorak” Halliday, annonce un concours dans lequel les joueurs doivent trouver un œuf de Pâques (easter egg) à l’intérieur d’une porte qui nécessite trois clés cachées dans OASIS; le gagnant de recevoir la pleine propriété et le contrôle d’OASIS. L’adolescent orphelin Wade Watts (Sheridan) rejoint alors plusieurs alliés pour essayer de terminer le jeu avant qu’une grande entreprise dirigée par l’homme d’affaires Nolan Sorrento (Mendelsohn) peut le faire.


UN CASTING D’ETOILES montantes

BANDE ANNONCE