
Mark, l’antagoniste de sa propre histoire
⭐⭐
The Social Network est un film de deux heures racontant le succès du créateur de Facebook Mark Zuckerberg joué par Jesse Eisenberg, ainsi que des personnes qui l’ont entouré lors de ces événements. un film qui à reçu beaucoup d’avis très positif auquel je ne peut être qu’en désaccord. The social network est basé sur l’œuvre La revanche d’un solitaire la véritable histoire du fondateur de facebook, écrit par Ben Mezrich.
Le ton ennuyeux du récit

Ce film est un récit biographique écrit sous le ton du drame, qui n’a su gardé mon attention lors du visionnage. La tournure des événements et leurs représentations, inspirée de faits réels, a succombé à une recherche constante de l’attention du public en oubliant son côté biographique. D’où la naissance du personnage de Erica Albright, joué par Rooney Mara, qui n’est qu’un personnage fictif dont on n’est pas sûr de la réelle existence.
Certes il y à certaines pistes qui pourrait porter à des théories mais rien de concret, le personnage apporte le drame initial : c’est elle l’élément déclencheur. Elle n’est ici que pour rendre Mark, un personnage qui est peut être l’antagoniste de sa propre histoire, mais aussi un jeune homme aux cœurs brisé à la fin avec la dernière scène qui inspire une certaine pitié envers cette représentation fictive de M. Z.
L’antagonisme de Mark

En parlant de ce dernier, le réel Zuckerberg n’a pas apprécié la façon dont les événements des débuts de facebook on était présentés. «Ils ont juste inventé tout un tas de trucs que j’ai trouvés blessants. La réalité, c’est qu’écrire des codes et construire un produit n’est pas assez glamour pour en faire un film. Il a donc fallu embellir et maquiller un bon nombre d’éléments», dit-il lors d’un question-réponse d’une durée d’une heure.
On comprend totalement sa réaction car qui aurait voulu être représenté comme le méchant de sa propre histoire?
Dans la tentative de ne pas glorifier Mark on a donc cette représentation très antagoniste du créateur de facebook. Qui, sur papier, avait l’air assez intéressant mais dans l’exécution a été fortement négligé. On a donc un personnage assez plat qui ne possède aucun volume, fait des choix discutables pendant tout le film. Ainsi nous n’avons aucunement envie de suivre cette histoire qui au bout de très peu de temps devient inintéressante.
Parallélisme

Au-delà des personnages, nous avons une mise en scène et un son (musique) pour le moins morose, et inintéressante. Le son clés qui m’a marqué et m’a intéressé était pendant la scène entre mark et la procureur dont on peut faire le parallèle avec la première scène du film.
Ce film commence avec la petite-amie de Mark qui le quitte et finit par le qualifier de “asshole”, connard. En lui expliquant que si les femmes ne s’intéressent pas à lui ce n’est pas à cause de son côté “nerd” mais plus tôt à cause de son manque de considération envers celle-ci.
La dernière scène nous sert d’explication, car Mark pose la question, il veut savoir s’il est vraiment une mauvaise personne. La procureur lui explique que :

Cela ouvre plusieurs explications car s’en suit Mark qui fait une demande d’ami à son ex petite-amie Erica qui est la même personne à l’avoir insulté lors de la scène d’ouverture du film. On voit une certaine désespérance dans le fait qu’il rafraîchit plusieurs fois la page en espérant une réponse positive de la part de son ex.
On a donc ce semblant d’explication que peut être Mark n’est pas l’antagoniste qu’il laisse paraître mais plutôt une manière de se protéger lui-même.
Ce dernier point est la seul raison pour laquelle je donne à ce film un ⅖ , car cette connexion entre le début et la fin n’efface pas le vide de quasi 2h qui les sépare.
Casting





